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Comment créer une holding : guide complet

Offshorecompany
23 min de lecture

Créer une holding, c’est la décision structurelle la plus puissante qu’un entrepreneur puisse prendre. Pas pour les grandes multinationales du CAC 40. Pour vous, chef d’entreprise qui générez des bénéfices, qui envisagez une acquisition, ou qui souhaitez transmettre votre patrimoine sans subir une imposition confiscatoire. La holding transforme votre fiscalité, sécurise votre groupe de sociétés et démultiplie votre capacité d’investissement. Le tout, légalement. Mais la moindre erreur dans la rédaction des statuts, le choix du régime fiscal ou la structure juridique peut coûter plusieurs années d’avantages fiscaux. C’est précisément là que Legal Company Offshore intervient : pour construire votre holding de A à Z, sans approximation.

L’essentiel

  • Une holding est une société mère qui détient des titres (actions ou parts sociales) dans une ou plusieurs filiales, formant un groupe de sociétés.
  • Elle existe en trois formes principales : passive (gestion pure de participations), active/animatrice (gestion + services aux filiales) et mixte.
  • Les avantages fiscaux sont substantiels : régime mère-fille réduisant considérablement l’imposition des dividendes grâce à une exonération quasi totale, intégration fiscale, et optimisation des plus-values.
  • Le statut juridique (SAS, SARL, SA) doit être choisi selon vos objectifs de gouvernance, de fiscalité et de transmission.
  • La création passe par quatre étapes : définir la structure, rédiger les statuts, déposer le capital social et immatriculer la société au registre du commerce et des sociétés (RCS).
  • Legal Company Offshore pilote l’intégralité de ce processus pour vous, de la stratégie initiale à l’immatriculation finale.

Qu’est-ce qu’une holding ? Définition et types

Derrière ce terme anglais se cache une réalité juridique française parfaitement codifiée, régie notamment par l’article 145 du Code général des impôts. Comprendre ce qu’est réellement une holding, c’est comprendre pourquoi des milliers d’entrepreneurs restructurent leur patrimoine chaque année autour de ce véhicule.

Définition et principes fondamentaux

Une holding est une société dont l’activité principale consiste à détenir des titres sociaux, actions ou parts sociales, dans une ou plusieurs autres sociétés. Ces sociétés détenues sont appelées filiales, ou sociétés filles. L’ensemble formé par la holding et ses filiales constitue un groupe de sociétés.

Le point qui échappe à beaucoup d’entrepreneurs au départ : la holding n’est pas un statut juridique. C’est un type d’activité. Une SAS peut être une holding. Une SARL aussi. Une SCI également, dans certains cas. Ce qui fait la holding, c’est ce qu’elle fait, détenir et gérer des participations, pas la forme sous laquelle elle est constituée.

Autre distinction fondamentale : la holding s’intercale entre vous, personne physique, et vos sociétés opérationnelles. Ce n’est plus vous qui détenez directement les titres de votre entreprise. C’est votre holding. Vous détenez, vous, les titres de la holding. Ce niveau d’interposition supplémentaire est précisément ce qui ouvre l’accès aux régimes fiscaux avantageux.

Pour qu’une société soit qualifiée de filiale, la holding doit en détenir au moins 50 % du capital. Pour exercer un contrôle financier effectif sur une décision importante, 50 % des parts sociales plus un titre suffisent à obtenir la majorité.

Les différents types de holding (passive, active, mixte)

Trois configurations existent, et le choix entre elles n’est pas anodin : il détermine vos obligations fiscales, votre assujettissement à la TVA et les avantages auxquels vous pouvez prétendre.

La holding passive, aussi appelée holding pure, se limite à détenir des participations et à percevoir des dividendes ou des plus-values lors de cessions de titres. Elle ne fournit aucune prestation à ses filiales. Sa gestion est simple, ses obligations comptables allégées. En contrepartie, elle n’est pas assujettie à la TVA, ce qui signifie qu’elle ne peut pas non plus déduire la TVA de ses dépenses.

La holding animatrice (ou active) va plus loin. En plus de détenir des titres, elle définit la politique commune du groupe, contrôle les filiales et leur fournit des services concrets : ressources humaines centralisées, direction financière mutualisée, services juridiques, support commercial. Elle facture ces prestations à ses filiales, ce qui lui confère le statut d’assujettie à la TVA. Ce modèle génère des synergies opérationnelles puissantes et permet à la holding de présenter une véritable activité économique, ouvrant l’accès à certains avantages fiscaux patrimoniaux supplémentaires.

La holding mixte cumule une activité de participation et une activité commerciale propre, exercée en parallèle. La participation devient alors accessoire dans l’objet social, ce qui lui confère une flexibilité maximale mais aussi une complexité accrue en matière de gestion fiscale et comptable.

Des variantes spécialisées existent également : la holding patrimoniale (gestion et transmission de patrimoine personnel), la holding immobilière (structuration d’un parc immobilier), et la holding familiale (organisation patrimoniale entre membres d’une même famille).

Comment fonctionne une holding ?

Le schéma de fonctionnement est celui d’une structure mère-fille. La holding détient tout ou partie du capital de ses filiales. Ces filiales exercent les activités opérationnelles, vente, production, services, et génèrent des bénéfices. Ces bénéfices peuvent être remontés à la holding sous forme de dividendes. La holding les réceptionne, les réinvestit dans de nouvelles acquisitions, finance des projets, ou les redistribue aux associés personnes physiques selon une stratégie définie.

La convention de trésorerie, aussi appelée convention d’omnium, est un outil complémentaire essentiel. Elle désigne une société pivot au sein du groupe et organise la circulation des capitaux entre les entités. Une filiale qui dispose d’excédents de trésorerie peut les prêter à une autre filiale qui en a besoin, via la holding, sans sortir les fonds du groupe. Ce mécanisme optimise le financement interne et évite des coûts d’emprunt externes inutiles.

La structuration correcte de cette convention est technique. Une rédaction approximative peut être requalifiée par l’administration fiscale. Legal Company Offshore sécurise la rédaction de l’ensemble des documents fondateurs, statuts et conventions comprises, pour que votre groupe soit imperméable à toute contestation.

Pourquoi créer une holding : avantages et cas d’usage ?

La question n’est pas « est-ce que la holding m’apportera quelque chose ? » mais « est-ce que je peux encore me permettre de ne pas en avoir ? ». Les avantages se déclinent sur trois registres distincts, et ils se cumulent.

Les avantages fiscaux d’une holding

C’est l’argument central, et les chiffres sont sans appel. Sans holding, un bénéfice de 100 dans votre société opérationnelle est d’abord soumis à l’impôt sur les sociétés au taux de 25 %, puis, si vous distribuez le solde en dividendes, à la flat-tax de 30 % (prélèvements sociaux et impôt sur le revenu combinés). Au final, vous récupérez environ 52 euros sur 100 de bénéfice généré.

Via une holding soumise à l’IS et bénéficiant du régime mère-fille, le mécanisme est radicalement différent. Les dividendes remontés de la filiale vers la holding ne sont pas imposés sur leur totalité. Seule une quote-part de frais et charges de 5 % est réintégrée dans le résultat imposable de la holding. Sur un dividende de 100 reçu, l’imposition effective est alors limitée à une faible quote-part du montant des dividendes. Le reste, soit 98,75, reste disponible dans la holding pour être réinvesti.

Avec l’intégration fiscale, un régime optionnel réservé aux groupes où la holding détient au moins 95 % du capital des filiales, cette quote-part est encore réduite, rendant l’imposition quasi nulle sur ces flux. La holding dispose alors de 99,75 sur 100 pour réinvestir.

Sur les plus-values de cession de titres, le régime des plus-values à long terme prévoit une exonération quasi-totale lorsque les titres ont été détenus plus de deux ans, sous réserve d’une quote-part de frais et charges de 12 % réintégrée. L’économie fiscale par rapport à une cession directe par une personne physique est considérable.

Les avantages juridiques et patrimoniaux

La holding sépare votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel avec une efficacité que nulle autre structure ne peut égaler. Chaque filiale est une entité juridiquement autonome : si l’une d’elles rencontre des difficultés, les autres restent protégées. Vous ne mettez jamais tous vos actifs dans le même panier.

Pour la transmission, la holding est un outil de premier ordre. Le Pacte Dutreil permet, sous conditions, de transmettre des titres de société avec une exonération de droits de mutation à titre gratuit à hauteur de 75 % de la valeur des titres. Structurer une holding familiale en amont d’une transmission permet d’optimiser cette exonération sur l’ensemble du groupe.

La distribution des dividendes est également plus flexible. Plutôt que de vous verser l’intégralité des bénéfices, et de subir la fiscalité personnelle qui s’y attache, vous choisissez le moment et le montant de vos distributions depuis la holding, selon votre situation fiscale de l’année.

Les avantages financiers et opérationnels

L’effet de levier est l’avantage financier le plus spectaculaire. Pour prendre le contrôle d’une société valorisée à 1 million d’euros en direct, vous devez débourser 510 000 euros (51 % du capital). Via une cascade de holdings, ce même contrôle peut s’obtenir avec un investissement initial de 51 000 euros : la holding 1 contrôle la holding 2 à 51 %, qui contrôle la holding 3 à 51 %, qui contrôle la cible. Chaque étage amplifie le levier.

La holding peut aussi emprunter pour acquérir une cible, puis rembourser cet emprunt avec les dividendes remontés de la société acquise. Elle reçoit ces dividendes quasi nets d’impôt grâce au régime mère-fille, et les affecte au remboursement de la dette. C’est le mécanisme du Leveraged Buy-Out (LBO), accessible non seulement aux fonds d’investissement mais aussi aux entrepreneurs individuels bien structurés.

Quels sont les cas d’usage principaux ?

Trois situations rendent la création d’une holding particulièrement pertinente.

La reprise d’entreprise : vous souhaitez acquérir une société existante. Créer une holding dédiée vous permet d’isoler les risques de l’acquisition, de bénéficier du levier financier et de déduire les intérêts d’emprunt au niveau de la holding.

La structuration d’un groupe multi-activités : vous gérez plusieurs activités dans des sociétés distinctes. La holding centralise la gestion, mutualise les ressources et optimise la fiscalité de l’ensemble.

La transmission et la préparation successorale : vous anticipez la cession ou la transmission de votre entreprise. La holding permet d’organiser la gouvernance, de préparer l’entrée de successeurs au capital et d’optimiser la fiscalité de la transmission.

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Quel statut juridique choisir pour votre holding ?

La holding n’étant pas un statut en soi, le choix de la forme juridique est une décision stratégique à part entière. Elle détermine votre régime social en tant que dirigeant, la gouvernance du groupe, la flexibilité des transferts de titres et votre exposition aux obligations légales.

SARL holding : caractéristiques et avantages

La SARL (Société à Responsabilité Limitée) est la forme la plus répandue pour les holdings familiales ou à associés restreints. Sa gouvernance est simple, son fonctionnement encadré par la loi, et le gérant majoritaire bénéficie du statut de travailleur non salarié (TNS), avec des cotisations sociales inférieures à celles d’un salarié assimilé.

Son principal inconvénient pour une holding : la cession de parts sociales est soumise à des règles d’agrément strictes, ce qui peut freiner l’entrée de nouveaux investisseurs ou les opérations de restructuration. Le capital social minimum est d’un euro symbolique, ce qui offre une grande souplesse à la constitution.

SAS holding : flexibilité et avantages

La SAS (Société par Actions Simplifiée) est la forme préférée des holdings destinées à accueillir des investisseurs, à réaliser des opérations d’acquisition ou à évoluer dans un groupe complexe. Sa liberté statutaire est totale : vous organisez la gouvernance comme vous l’entendez, créez des catégories d’actions à droits différenciés, et facilitez les cessions de titres.

Le président de SAS est assimilé salarié, ce qui implique des cotisations sociales plus élevées mais ouvre les droits au régime général de la Sécurité sociale. Pour une holding dont le dirigeant se verse peu ou pas de rémunération, préférant les dividendes, ce coût peut être marginal. La SAS est également la seule forme permettant à une autre société d’en être la présidente, ce qui est particulièrement utile dans les structures de groupe.

SA holding : structure pour les grands groupes

La SA (Société Anonyme) est réservée aux structures de grande envergure, avec un capital social minimum de 37 000 euros et l’obligation de compter au moins deux actionnaires. Elle impose la nomination d’un commissaire aux comptes dès sa constitution et une gouvernance formalisée (conseil d’administration ou directoire et conseil de surveillance).

Son usage en tant que holding se justifie lorsque le groupe envisage une introduction en bourse, une ouverture à des investisseurs institutionnels ou une structuration internationale complexe. Pour la très grande majorité des entrepreneurs, la SAS ou la SARL répondent parfaitement aux besoins.

Le choix entre ces formes dépend de votre situation personnelle, de vos objectifs et de la composition de votre actionnariat. Legal Company Offshore analyse votre situation et recommande la structure optimale avant toute démarche de création.

Les étapes clés pour créer une holding

La création d’une holding suit les mêmes étapes formelles que toute création de société, mais chaque étape recèle des spécificités liées à l’activité de participation. Négliger l’une d’elles peut invalider les avantages fiscaux recherchés.

Définir la structure et les apports

Avant de rédiger le moindre document, définissez la structure cible du groupe : quelles sociétés la holding détiendra-t-elle ? À quel pourcentage ? Quel régime fiscal visez-vous (régime mère-fille seul, ou intégration fiscale) ? Quelle est la nature des apports au capital de la holding ?

Les apports peuvent être en numéraire (argent), en nature (titres de sociétés existantes apportés à la holding) ou mixtes. L’apport en nature de titres, vous apportez vos parts dans votre société opérationnelle à la holding que vous créez, est une opération fiscalement encadrée permettant de bénéficier d’un sursis d’imposition sur la plus-value latente. Cette opération doit être structurée avec précision pour être valide.

Il est également possible de créer une holding sans apport initial significatif, en souscrivant un emprunt bancaire ou en faisant entrer des investisseurs au capital. Le capital social minimum est d’un euro, mais un capital trop faible peut fragiliser la crédibilité de la structure vis-à-vis des banques et des partenaires.

Rédiger les statuts et documents fondateurs

Les statuts d’une holding ne ressemblent pas aux statuts d’une société opérationnelle classique. L’objet social doit préciser le type d’activité exercée : détention de participations, gestion de portefeuille de titres, et, le cas échéant, fourniture de services aux filiales. Un objet social trop restrictif peut limiter les possibilités futures ; un objet trop vague peut nuire à la qualification de holding animatrice.

Les statuts doivent également prévoir les règles de gouvernance, les modalités de cession de titres, les droits des associés et les conditions de prise de décision. Pour une holding pluripersonnelle, un pacte d’associés vient compléter les statuts en organisant les relations entre actionnaires : clauses de préemption, d’agrément, de drag-along et de tag-along.

La rédaction de ces documents est l’étape la plus sensible du processus. Une clause mal rédigée peut avoir des conséquences pendant des années. C’est l’étape où l’accompagnement de Legal Company Offshore fait toute la différence : nos juristes rédigent des statuts adaptés à votre stratégie, pas des modèles génériques.

Immatriculer la holding au registre du commerce

L’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) et au Répertoire National des Entreprises (RNE) est l’étape finale qui donne la personnalité morale à votre holding. Elle passe par plusieurs formalités séquentielles.

Le dépôt du capital social sur un compte bloqué auprès d’une banque ou d’un notaire est la première obligation. La banque délivre une attestation de dépôt qui sera jointe au dossier d’immatriculation. Vient ensuite la publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales habilité dans le département du siège social. Enfin, le dossier complet, statuts signés, attestation de dépôt des fonds, justificatif de siège social, pièces d’identité des dirigeants, est déposé auprès du guichet unique de l’INPI.

Une fois immatriculée, la holding reçoit son numéro SIREN et peut immédiatement exercer son activité de détention de participations.

Fiscalité et obligations de la holding

La fiscalité d’une holding est à la fois son principal atout et son principal terrain de risque. Maîtriser les régimes disponibles est indispensable pour en extraire la pleine valeur.

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Comment est fiscalisée une holding ?

La quasi-totalité des holdings optent pour l’impôt sur les sociétés (IS). C’est la condition sine qua non pour accéder au régime mère-fille et à l’intégration fiscale. Le taux normal est de 25 % sur le résultat imposable. Le résultat d’une holding passive est généralement faible : ses charges (frais de gestion, intérêts d’emprunt éventuels) viennent réduire ses produits (dividendes reçus, après application de la quote-part de frais et charges).

Une holding peut théoriquement opter pour l’impôt sur le revenu, les associés étant alors imposés directement sur leur quote-part de résultat. Cette option est rarement retenue pour une holding car elle prive la structure des régimes fiscaux les plus avantageux.

Régime fiscal des dividendes et plus-values

Le régime mère-fille est le mécanisme central de l’optimisation fiscale via holding. Pour en bénéficier, trois conditions doivent être réunies : la holding doit être soumise à l’IS, les filiales doivent l’être également, et la holding doit détenir au moins 5 % du capital de chaque filiale concernée depuis au moins deux ans.

Lorsque ces conditions sont remplies, les dividendes reçus par la holding sont exonérés d’IS à 95 %. Seule une quote-part forfaitaire de 5 % est réintégrée dans le résultat imposable, correspondant aux frais engagés pour gérer la participation. En pratique, sur 100 de dividende reçu, l’imposition est de 5 × 25 % = 1,25. Le reste, 98,75, est disponible pour réinvestissement.

L’intégration fiscale pousse l’optimisation plus loin. Ce régime consolide les résultats fiscaux de l’ensemble du groupe : les bénéfices d’une filiale peuvent compenser les déficits d’une autre, et la quote-part de frais et charges tombe à 1 %. La condition de détention est de 95 % minimum du capital des filiales intégrées.

Sur les plus-values de cession de titres de participation détenus depuis plus de deux ans, le régime des plus-values à long terme prévoit une exonération à 88 % (quote-part de 12 % réintégrée), soit une imposition effective de 12 % × 25 % = 3 % seulement.

Obligations comptables et déclaratives

Une holding est une société comme une autre sur le plan des obligations comptables. Elle doit tenir une comptabilité régulière, établir des comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe), les faire approuver en assemblée générale et les déposer au greffe du tribunal de commerce, sauf pour les sociétés civiles, qui bénéficient d’une confidentialité relative.

La liasse fiscale annuelle, la déclaration de résultat et, le cas échéant, les déclarations spécifiques au régime d’intégration fiscale s’ajoutent aux obligations déclaratives. En cas de holding animatrice, les déclarations de TVA viennent compléter le tableau. Un expert-comptable spécialisé en droit des groupes est indispensable pour assurer la conformité de ces obligations.

La holding est-elle soumise à la TVA ?

La réponse dépend directement du type de holding. Une holding passive, qui se limite à percevoir des dividendes et à gérer des participations, n’exerce pas d’activité économique au sens de la directive européenne 2006/112/CE. Elle n’est donc pas assujettie à la TVA : elle ne facture pas de TVA sur ses produits et ne peut pas déduire la TVA sur ses dépenses.

Une holding animatrice, en revanche, fournit des services rémunérés à ses filiales. Cette activité de prestation constitue une activité économique. Elle est assujettie à la TVA, facture ses services avec TVA et peut déduire la TVA grevant ses dépenses. Le calcul du droit à déduction est toutefois complexe : il fait intervenir un coefficient de déduction combinant un coefficient d’assujettissement, un coefficient de taxation et un coefficient d’admission. Un calcul erroné expose à des rappels de TVA.

Les inconvénients et risques à connaître

Aucune structure n’est parfaite. La holding présente des contraintes réelles que tout entrepreneur doit mesurer avant de se lancer.

Coûts de création et de gestion

Créer une holding, c’est créer une société supplémentaire. Les frais d’immatriculation, la publication d’une annonce légale, la rédaction des statuts par un professionnel, et éventuellement les honoraires notariaux pour un apport en nature représentent un investissement initial. Ensuite, les frais de gestion annuels, comptabilité, dépôt des comptes, assemblées générales, éventuelles déclarations fiscales spécifiques, s’ajoutent au coût de fonctionnement des filiales existantes.

Pour des opérations modestes, ces coûts peuvent dépasser les économies fiscales générées. La holding se justifie économiquement lorsque les bénéfices à réinvestir sont significatifs, que des acquisitions sont envisagées, ou que la transmission patrimoniale est un enjeu à court ou moyen terme.

Complexité administrative et comptable

Gérer un groupe de sociétés implique de gérer plusieurs entités juridiques distinctes, chacune avec ses propres obligations comptables, fiscales et sociales. La coordination entre les filiales, la gestion de la convention de trésorerie, le suivi des flux intra-groupe et la consolidation des comptes représentent une charge administrative non négligeable.

L’argent logé dans la holding appartient à la holding, pas à vous personnellement. Pour en disposer, vous devez procéder à une distribution de dividendes depuis la holding vers votre patrimoine personnel, distribution soumise à la flat-tax de 30 % ou au barème progressif avec abattement de 40 %. Cette étanchéité patrimoniale est un avantage juridique, mais elle contraint votre accès aux liquidités.

Risques de requalification fiscale

L’administration fiscale surveille les montages holding avec attention. Deux risques principaux existent. Le premier : une holding présentée comme animatrice mais qui n’exerce pas réellement de fonctions d’animation sur ses filiales peut être requalifiée en holding passive, avec perte des avantages fiscaux attachés à la qualification d’animatrice (notamment pour le Pacte Dutreil). Le second : des flux financiers entre la holding et ses filiales mal documentés peuvent être requalifiés en actes anormaux de gestion ou en distributions déguisées.

La conformité n’est pas une option. Chaque flux, chaque convention, chaque décision de gestion doit être documentée et justifiable. C’est l’une des raisons pour lesquelles déléguer la structuration et le suivi à Legal Company Offshore n’est pas un luxe mais une assurance. Nos équipes sécurisent chaque étape pour que votre holding résiste à tout contrôle fiscal.

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Combien coûte la création d’une holding ?

Le coût de création d’une holding varie selon la complexité de la structure et les professionnels mandatés. Les frais incompressibles comprennent la publication d’une annonce légale (entre 150 et 300 euros selon le département), les frais d’immatriculation au RCS (environ 70 euros pour une SARL ou SAS), et les honoraires de rédaction des statuts. Si la création implique un apport en nature de titres, les frais notariaux s’ajoutent. En confiant l’opération à Legal Company Offshore, vous bénéficiez d’un accompagnement complet à un tarif transparent, sans mauvaise surprise.

Peut-on créer une holding seul ou faut-il être plusieurs associés ?

Une holding peut parfaitement être créée par un seul associé. La SASU (SAS unipersonnelle) et l’EURL (SARL unipersonnelle à responsabilité limitée) sont des formes adaptées à la holding d’un entrepreneur solo. L’associé unique détient 100 % du capital de la holding, qui détient à son tour les participations dans les filiales. Cette structure est très fréquente pour les entrepreneurs qui souhaitent optimiser leur fiscalité sans impliquer d’autres actionnaires.

Quels sont les délais de création d’une holding ?

Une fois le dossier complet constitué, l’immatriculation au RCS est généralement obtenue en 3 à 10 jours ouvrés via le guichet unique de l’INPI. La phase de préparation, rédaction des statuts, dépôt du capital, publication de l’annonce légale, prend en général 1 à 3 semaines selon la complexité du montage. En cas d’apport en nature de titres nécessitant l’intervention d’un commissaire aux apports, prévoir 4 à 6 semaines supplémentaires pour la procédure d’évaluation.

Une holding peut-elle être dissoute rapidement si nécessaire ?

La dissolution d’une holding suit la procédure classique de dissolution-liquidation d’une société : décision des associés en assemblée générale extraordinaire, publication d’un avis de dissolution, liquidation des actifs et des dettes, puis radiation du RCS. Cette procédure prend en général 3 à 6 mois minimum. Si la holding détient des participations dans des filiales, celles-ci doivent être cédées, apportées ou dissoutes préalablement, ce qui peut allonger significativement le délai. La dissolution anticipée d’une holding est donc une opération à anticiper, jamais à improviser.

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